Euro-Deli Batory | P comme dans Pologne et Pierogi

Euro-batory assietteQuand le froid vient mordiller les joues, quand les moustaches deviennent givrées et que les fourrures sont de mise, on fait un arrêt chez le Polonais du quartier pour une borsch bien chaude et bien consistante. Popeye a ses épinard, j’ai ma soupe aux betteraves, mes cigares aux choux et mes pierogi pommes de terre et fromage. Je pourrais ensuite sortir en speedo, je n’en verrais pas la différence. Il y a dans la cuisine slave, une compréhension implicite de la sévérité des hivers, une réponse thérapeutique et efficiente aux climats polaires.

euro batory montreal

Pour les adeptes du régime, je vous conseille de repasser. Ici, on cumule des provisions et des réserves de graisse pour une semaine. Pour ne pas me casser le bicycle, je commande souvent la demie-assiette polonaise (Polski talerz) à 10$ qui rassemble toutes les spécialités de la maison en un seul repas: chou farci, boulettes de pommes de terre avec ragoût de boeuf (gulash), pierogi à la viande et au fromage, saucisse et ragoût de choucroute, servie avec une salade de choux à l’aneth, de la crème sure (inséparable des pierogi) et de la moutarde.

Chaque fois, le repas devient en quelque sorte un défi personnel à relever: échauffements, serviette autour du cou… Jusqu’où iras-tu cette fois ? On fendille immanquablement avant la fin. On voudrait continuer, mais hélas, notre condition humaine est tristement limitée.

Les pierogi sont aux Polonais, ce que sont notamment les raviolis pour les Italiens,  les dumplings aux chinois, les gyoza au Japonais, les mandus aux Coréens, les momos aux Tibétains, les ghooghra aux Indiens, les pizza-pockets aux Américains ;). À la base, les pierogi sont faits d’une pâte composée de farine et d’oeuf. À l’aide d’un verre, des cercles sont découpés dans la pâte qui aura été roulée et aplatie préalablement. On dépose au centre de chaque cercle, la farce: pommes de terre, fromage, choux, choucroute, viande, champignons, épinards, fruits ou autres ingrédients, selon les préférences du Chef. Les pierogi sont ensuite bouillis ou frit. On les mange avec de la crème sûre, du sel et des oignons frits. Un délice !

C’est mon ancienne coloc, de descendance ménnonite, qui m’a introduite aux pierogi. Elle a sorti du congélateur des pierogi faits par sa grand-mère. À prime abord, je dois vous avouer que je n’ai vraiment pas été impressionnée par l’allure générale de la chose. On aurait dit une assiette de kleenex avec une louche de crème hydratante. En bouche, vous constaterez que les pierogi ont beaucoup plus de couleurs qu’ils n’en laissent transparaître. Vous serez convaincus dès la première bouchée et submergés par une vague de réconfort et de chaleur. Doux comme du cachemire.

euro batory montreal

L’assiette est un délice hivernal. La charmante salle à manger vous plongera dans une ambiance soviétique d’Europe de l’Est. Euro-déli Batory, c’est aussi une petite épicerie. À découvrir, si vous ne connaissez pas déjà…

EURO-DELI BATORY
115, rue Saint-Viateur Ouest
Mile-End, Montreal, QC, H2T 2L2

Tél. 514-948-2161

Lundi : fermé
Mardi : 10 h à 18 h
Mercredi : 10 h à 19 h
Jeu – Ven : 10 h à 21 h
Samedi : 10 h à 16 h
Dimanche : 9 h à 14 h

euro batory montreal

Euro-Deli Batory on Urbanspoon

Rôtisserie Romados | La quintessence du poulet portuguais

On le démembre, on le gratte, on le nettoie, on le polie jusqu’à la dernière particule de chair. Le poulet Romados est pour moi un rituel mensuel, si ce n’est pas hebdomadaire (avec le sandwich smoke-meat Schwartz):

1. Faire la longue file
2. Commander le quart de poulet cuisse avec frites, salade et beaucoup beaucoup de sauce piquante (re-demandez-en).
3. Direction frigo pour un jus de mangue ou un Sumol au fruit de la passion, lorsque disponible.
4. Paiement: 6.99 $ + 2$
5. Dégustation qui consiste en une première étape à dégager la montagne de frites au-dessus du poulet pour ne pas qu’elles perdent de leur croustillant, suivi du nettoyage.

Le goût du poulet Romados est unique. Il est mariné, grillé lentement, avec amour, sur du charbon de bois. Badigeonné régulièrement de sauce piquante. Parfumée par l’odeur du charbon, la chair juteuse et tendre se détache délicatement pour être trempée dans cette sauce fabuleuse composée d’huile d’olive, d’ail et d’une myriade d’épices. Les frites sont servies en quantité industrielle. Elle sont délicieusement bien assaisonnées. La petite salade est un heureux complément nécessaire pour faire passer le gras de cette belle entreprise.

Impossible de revenir aux poulets des rôtisseries St-Hubert après avoir connu l’expérience Romados. Le poulet Romados fait partie de ces petites joies qui font battre mon coeur. Vous en développerez une dépendance, je vous avertis.

Si vous êtes pressés, vous pouvez réserver votre poulet par téléphone. Lorsque vous vous présenterez au comptoir, prenez la file de gauche.

RÔTISSERIE ROMADOS
115, rue Rachel E coin de Bullion
Montréal, Québec, H2W 1C8
Le Plateau-Mont-Royal
Tél. 514.849.1803

Ouvert tous les jours jusqu’à 21h. Toutefois, il n’y a souvent plus de poulets à partir de 20h.

Romados on Urbanspoon

La Maison Cari Golden | Nul doute, meilleur indien du Plateau

Cari aux légumes et poulet bhoona

Vous habitez le Plateau. Vous êtes aux prises avec une envie irrésistible de manger indien, ça vous démange. Vous vous sentez un peu mou et n’avez pas envie de vous rendre jusqu’à la mecque des restaurants indiens (Parc-Ex). La solution qu’il vous faut : la Maison Cari Golden, meilleur restaurant indien du Plateau/Mile-End, selon mon humble avis d’experte en la matière.

Qu’avons-nous en terme de restaurants indiens dans le coin ? Mysore Indian Cuisine ? Médiocre. Le prétendu poulet au beurre, composé de cubes de poulet décongelés avec une sauce orange fluo, très dur à avaler. Des bhaji à l’oignon si vieux qu’ils étaient séchés et goûtaient le vieux frigo malpropre. Seul le riz basmati était comestible. On passe. Lumière de l’Inde, Palais de l’Inde, passables. Parfois bons, parfois mauvais. Chef Guru ne m’a pas impressionné plus qu’il le faut. Plutôt désagréable. Les autres, je n’ai pas osé les essayer parce qu’ils sont toujours vides. Arrêtez-moi tout de suite si je me trompe, je vous en prie.

La maison Cari Golden, c’est l’étoile du berger qui brille dans la nuit du Plateau, pour indiquer aux indienophiles la voie de leur salut. Étroit comme une salle de bain, un peu moins long qu’une allée de bowling, Cari Golden ressemble à un resto indien chic : nappes blanches en tissue avec serveurs en uniforme classique qui donnent, par ailleurs, un excellent service. Plusieurs choix de combinaisons sont offerts pour une personne ou deux personnes. Si vous êtes deux, je vous suggère de choisir la combinaison pour une personne. Vous en aurez amplement, voire trop. Je n’ai pas saisi cette nuance.

Bhaji à l’oignon

Nous avons pris la combinaison végétarienne pour une personne, avec en plus un poulet bhoona, parce que nous avions les yeux plus grands que le ventre. Nous avons demandé à ce que le chapati soit remplacé par un pain naan et à ce que la purée de lentilles, soit remplacée par des épinards avec pommes de terre. (j’ajoute deux crédits à ce restaurant pour avoir gentiment cédé à notre demande princière) En peu de temps qu’il n’en faut pour crier « ciseau », les bhaji à l’oignon sont arrivés encore tout chauds, moelleux à souhait, accompagnés d’une sauce paradisiaque. Suivi du meilleur cari aux légumes que je n’ai jamais mangé, des épinards qui étaient bien mais sans plus, ainsi que du poulet qui était exceptionnellement bon: tendre, mariné dans une sauce aux épices, tomates, poivrons, gingembre et oignons. Un véritable festin divin pour les papilles, accompagné de riz basmati, d’un pain naan sucré et d’une bonne pinte de Newcastle bien froide. Une expérience gastronomique qui fit oublier les froideurs de l’hiver. J’aime à la folie. Un incontournable ! Qu’attendez-vous ?

Prévoir environ 15 à 25$ par personne.

MAISON CARI GOLDEN
5210, boulevard Saint-Laurent (coin Fairmount)
Montréal, QC  H2T 1S1
Téléphone : 514-270-2561

Heures d’ouverture :
Lundi au vendredi – 11 h 30 à 14 h
Tous les jours – 17 h à 22 h 30

Maison de Cari Golden on Urbanspoon

Restaurant Lawrence | Bruncher chez le petit-frère du Sparrow

Depuis quelques mois, le Mile-End bourgeonne de nouveaux petits restos. Ce n’est pas encore la fin du Mile-End, quoiqu’en disent les mauvaises langues. Depuis le 1er décembre, une nouvelle addition à ce charmant quartier, le tout nouveau tout chaud Lawrence, petit frère du Sparrow, situé juste en face.

Les cuisiniers du Sparrow ont donc déménagé leurs pénates de l’autre côté de la rue, dans l’ancien local du Mozaik Café, pour se consacrer pleinement à leur art. Je m’y suis rendue pour le brunch du dimanche, histoire de comparer s’il y avait du nouveau par rapport aux brunch du Sparrow. Après 1 minute de panique parce que je n’arrivais pas à trouver l’entrée dans le rideau bleu-gris, j’ai eu le plaisir de constater que ce restaurant était exactement ce dont j’avais envie ce dimanche-là. Un établissement juste assez branché, mais pas trop. Décoré avec une simplicité efficace et sobre. Tables et plancher de bois, une jolie guirlande d’ampoules, de jeunes familles attablées, quelques hipsters, une ambiance décontractée, sans prétention, conviviale et chaleureuse. On adore.

Le petit-déjeuner anglais version Lawrence

Au menu, pas de changements par rapport à la carte du Sparrow. De bons petits déjeuners inspirés par la tradition anglaise: le petit déjeuner anglais (oeuf, lardons, saucisse, boudin, pommes de terre et fèves au lard), crumpet avec beurre et confiture, le pain doré avec fruits d’automne, des oeufs cuits au four avec céleri-rave et pleurottes, des rognons avec cresson sur pain grillé, du saumon fumé et oeufs brouillés. Les assiettes, composées d’ingrédients de qualité, sont copieuses. Une excellente façon de débuter la journée, dans une atmosphère chaleureuse.

Pour le repas du soir, un incontournable. Prenez le bar poché avec moules. Vous allez tourner de l’oeil tellement ce plat est enveloppant, délicat et succulent. Une ambiance toujours aussi conviviale avec un service impeccable.

Prévoyez environ 20$ par personne, 30 $ pour le repas du soir

LAWRENCE
5201, rue Saint-Laurent, coin Fairmount
Mile-End, Montréal
514-503-1070

Lun-Mar : Fermé
Mer-Dim: 11h-15h et 17h-23h

Brunch
Sam-Dim: 11h-15h

 

 

 

Lawrence on Urbanspoon

Coup de coeur rose | Le Tagada Bistro

*Le restaurant a fermé ses portes*

Tagada Bistro, retenez-bien ce nom. Je vous parie que dans quelques mois, cette petite adresse aura un succès fulgurant. Non seulement, on y mange extrêmement bien, mais les prix sont fort abordables pour la qualité des produits. Impossible de choisir entre tous les choix offerts sur la carte, nous les voulions tous sans exception.

Soupe aux lentilles

En guise d’entrée, foie gras au torchon, tartare de saumon à l’aneth, soupe aux lentilles, accompagnée d’un émincé de bavette, tartare de boeuf avec coulis de poivrons grillés et parmesan, salade crumble au romesqui, fromage St-Damase et noix de grenoble.

Risotto aux courges, champignons sauvages et foie gras

En plat principal, risotto aux courges, champignons sauvages et foie gras, une lasagne de canard confit, pleurottes et crème de poireaux, et un burger aux short-ribs braisés durant 6 heures, accompagné de frites sautées dans du gras de canard et salade de choux.

Tartare de boeuf

Comme j’y étais pour célébrer la fête d’une amie, j’ai eu l’opportunité de goûter à tous les plats au menu. Franchement, il n’y a rien à redire, tout était délicieux. En plus d’avoir pillé toutes les assiettes des convives, j’ai partagé le tartare de boeuf, la lasagne de canard confit (avec mon faible pour le canard confit) et le risotto avec une amie. Le tartare était sublime. Coupé au couteau, légèrement relevé et rehaussé par le goût sucré des poivrons rouges rôtis. La lasagne et le risotto fondaient en bouche, doux comme du satin. Peut-être un petit peu trop salé à notre goût. Le burger, servi dans un petit pain au lait, a fait fureur. Une boulette d’effiloché de short-ribs avec pleurottes, ketchup épicé maison et parmesan. Succulent! Le torchon de foie gras est un must. Il enchantera vos papilles.

Un petit bistro coquet de 26 places qui ne manque pas de personnalité. Dans un décor moderne et coloré, vous y découvrirez une cuisine de type bistro revisité qui saura plaire à tous et à toutes. Des portions généreuses à des prix abordables. À essayer absolument !

Burger de short-ribs braisé

TAGADA BISTRO
1199, ave. Van Horne coin Bloomfield, H2V 1K1
Outremont, Montréal
438-380-5858

Mar & Mer: 18h-22h
Jeu & Ven: 11h-22h
Sam: 18h-22h

photos: groupe Facebook du Tagada Bistro

Tagada Bistro on Urbanspoon

Le Nouveau Palais du Mile-End

Le Nouveau Palais

Institution mythique du Mile-End, le Nouveau Palais existait avant que je ne sois née. C’était la roue de secours des casse-croûtes, quand toutes les autres options avaient été épuisées. Et si c’était possible, on prenait pour emporter.

Or, depuis un mois et demie, c’est une tout autre histoire. Le décor est toujours aussi brun, mais les propriétaires ont changé. Ce sont les jeunes tenanciers du charmant Dépanneur le Pick-up qui ont pris la relève avec une nouvelle formule que je qualifierai ainsi: les classiques au goût du jour.

Une crème de brocoli, servie avec un soupçon d’huile d’olive qui parfuma mon expérience de douceur. Les tortellinis à la courge m’ont plus que comblée. Cinq énormes tortellinis farcis à la courge et à la béchamel, saupoudrés de parmesan gratiné, digne d’un restaurant quatre étoiles. Le sandwich au boeuf dans son jus fut toutefois un peu plus décevant par rapport aux raviolis. Ce sont des choses qui arrivent. Nous avons accompagné le tout des légumes du jour: des courges dans un beurre à l’aneth. Simplement exquis.

Les samedis soirs, de minuit à 3h du matin, les cuisines sont fermées au profit du Spécial Tacos. Une alternative à la fameuse poutine de fin de soirées bien arrosées.

Bref, je vous recommande fortement d’aller faire un saut au Nouveau Palais, vous serez agréablement surpris par la qualité des plats et les petits prix. (- de 15$)

Cliquez ici pour voir le menu

NOUVEAU PALAIS
281 Rue Bernard W (coin Parc)
Outremont, Montréal
514-273-1180

Nouveau Palais on Urbanspoon

Le Café Falco | Un nouveau café dans le Mile-End plus que charmant

Le Café Falco

S’il existe un  accord parfait entre mets et vins, il existe un parfait accord entre café et design. Je dirai même plus: entre café, design et science sur la rue De Gaspé.

Au rez-de-chaussée d’un immeuble au coin de la rue St-Viateur, le Café Falco se distingue par son élégance minimaliste et son art de siphonner le café.

Un charmant design

Il suffit d’y jeter un coup d’oeil pour être conquis. Étudiante en design à Paris, Yuko et son mari ont conçu de A à Z l’agencement des lieux et la décoration. Chaque objet a été choisi avec soin et raffinement, allant des tasses de café au mobilier antique: de grands fauteuils de cuir pour se prélasser, une immense table en bois, surplombée d’un long néon, quelques pots de fleurs en terre cuite, quelques livres d’art à feuilleter . Certes, l’ambiance manque un peu de convivialité, mais on y mange très bien et le café siphonné, à lui seul, en vaut le détour. (voir les photos)

Pour ma part, subjuguée est un mot faible pour décrire ma fascination pour le procédé. Le café est siphonné à l’intérieur de deux globes superposés qui ressemblent à de grands sabliers en verre. Le principe est basé sur l’expansion et la contraction de la vapeur d’eau. Le globe de verre du bas, contenant l’eau, est chauffé, ce qui produit de la vapeur. La vapeur fait monter l’eau dans le deuxième globe contenant la mouture. Ensuite, le chauffage est interrompu. La vapeur dans le globe du bas se refroidit, créant une différence de pression qui fait redescendre le liquide. Deux échanges de fluides plus tard, l’heure est à la dégustation. Le goût du café siphonné est intéressant. Il oscille entre le café filtre et l’allongé avec une pointe de nouveauté.

L’émotion m’ayant creusé l’estomac, je me suis gâtée en choisissant le menu A, soit une délicieuse tartine au fromage à la crème, oeufs, crevettes et oignons, accompagnée d’une salade de pommes de terre, courges kabocha, oignons et mayo avec en sus, un onigiri au saumon. Prix: 7.50 $

Onigiri au soya vert et perilla rouge (shizo)

L’onigiri est une boulette de riz japonaise, souvent en forme de triangle ou d’ovale, enveloppée d’une algue nori. Les onigiri sont considérés par les Japonais comme un en-cas que l’on peut consommer par exemple lors d’un pique-nique ou à n’importe quel moment de la journée. Ce sont de véritables sandwichs de riz particulièrement populaires et bien ancrés dans la tradition culinaire japonaise. L’équivalent du hot-dog dans la tradition nord-américaine. Bref, l’onigiri était sublime. C’est une des spécialités du Café Falco. J’en aurai pris facilement deux pour emporter.

Idéal sur l’heure du midi (arrivez tôt), le Café Falco offre une cuisine délicate et saine dans l’esprit de la cuisine japonaise à petits prix.

Une tartine, une salade et un onigiri au saumon

CAFÉ FALCO
5605, RUE DE GASPÉ
MILE-END, MONTRÉAL
514-272-7766

Heures d’ouverture:
Lun – 11h à 17h
Mar – Ven 9h-17h
Sam – 10h-16h – Pour de bons petits brunch japonais

Le Café Falco n’offre désormais plus de brunch japonais les fins de semaine. Quelle tristesse! Je sais… :*(

Un brunch japonais. Photo: Nicolas Petsilas

Psssssssssssssssst! Yuko et Fred vendent également des vélos-cargos danois à trois roues. Chics et pratiques pour transporter les courses ou les marmots. Pour en savoir plus, lisez l’article dans la Gazette: Cargo bikes making inroads ou visitez leur site Web: cycle3.ca

Une solution chic et pratique. Photo: John Kenney

Café Falco on Urbanspoon

Comptoir 21 | Fish’n chips made in Mile-End

Le comptoir 21

Ils sont trois capitaines à tenir la barre de ce nouveau navire qui vient d’amarrer au pays du Mile-end, sur la rue Saint-Viateur, où jadis, Le jardin du Cari vendait ses délectables rôties jamaïcain (maintenant au coin de St-Laurent et St-Viateur) sur des nappes en plastique. Aujourd’hui, on y vend des fish’n chips.

Les photos du National Geographics et les mappemondes ont été arrachées pour faire place à quelque chose de résolument plus hip, mais de bon goût. Rien n’a été laissé au hasard: un comptoir de bois pressé en forme de U rappelle la ligne de la coque d’un bateau, le mur de vieilles planches fait penser à la cabane du pêcheur.

Clin d’oeil aux diners des années 60, on y mange, sur de jolis tabourets, des fish’n chips honnêtes. Les filets d’aiglefin sont enveloppés d’une panure quatre étoiles, légère et croustillante, quoique un peu grasse. Ils sont accompagnés d’une sauce au choix (tartare, herbe, jalapeno, cari, paprika). Le poisson était bien cuit mais manquait un peu de fraîcheur. Par contre, les frites maison étaient remarquables, coupées selon la tradition belge.

Le fish'n chips du Comptoir 21

Pour 8,20$, on ne fera pas trop de chichis. Les fish’n chips sont offerts en petite portion ou grande portion. Je vous conseille fortement la petite portion qui règlera l’appétit de n’importe quel affamé, bien plus qu’il n’en faut. Si vous vous fichez des fish’n chips, le menu offre également des burgers et un « steak-sandwich » au fromage cheddar, oignons et champignons frits que je compte bien essayer lors de mon prochain passage.

Bref, un établissement sympathique et bien honnête qui constitue un bel apport au quartier.

Comptoir 21
21, Saint-Viateur Ouest
Montréal
514-507-FISH

Comptoir 21 on Urbanspoon

L’art de bruncher confortablement « Comme chez soi »

Oeufs bénédictines, fromage cheddar et bacon

J’aime bruncher les weekends. Et si je pouvais, je bruncherai trois fois par jour. Il y a de ces dimanches où le temps s’étire, débutant par une grasse matinée bien sentie. Et qui dit grasse matinée, dit de facto brunch gras. J’enfourche mon vélo et je me rends au coin des rues St-Urbain et Fairmount pour faire le plein au très coquet et très petit restaurant Comme chez soi.

Faites de beaux rêves

La longue banquette,  qui s’étend sur tout un mur, agrémentée de coussins, rend le réveil à tout coup moins pénible. Parfaite extension du lit. La serveuse, tout sourire, viendra à votre table pour vous demander gentiment quel type de café prenez-vous ? Expresso, allongé, latté… Voyez comment cette aventure part du bon pied. Un point-boni.

Pour la suite, vous avez le choix sans en avoir l’embarras. Le menu tient sur une page, court et alléchant: omelettes, crêpes salées, crêpes sucrées, oeufs bénédictines et le spécial Comme chez soi (2 oeufs, jus d’orange, café, bacon, jambon ou saucisse, pommes de terre, fèves au lard, fruits et toasts pain brun ou blanc). Parfait pour le dimanche matin, quand le cerveau est encore dans le pâté.

On ne révolutionne pas le déjeuner ici. Toutefois, je voudrais accorder une mention particulière à la sublime crêpe asperges, béchamel, cheddar, jambon. Arrosée de sirop d’érable, ce délice est un luxe du dimanche, une fête momentanée en bouche. Servie avec une belle salade et des pommes de terre rissolées, elle fond dans la bouche comme neige au soleil en plein désert.

La crêpe asperges, béchamel, cheddar, jambon

On y boit dans des tasses de porcelaines. On y mange sur des tables antiques. Tout est choisi avec goût et minutie, jusqu’au petit pot dentelé pour servir les fèves au lard.

Un restaurant bien coquet

Si chaleureux qu’on voudrait y passer des heures. Ça tombe bien parce que le service en prend plusieurs ;). L’ambiance conviviale des lieux et la bonne compagnie vous feront oublier ces petits désagréments. Et c’est dimanche bon sang!

Mon allongé, avec un sucre et du lait chaud

Café Comme chez soi
*Prendre notre que le Café a déménagé sur la rue Saint-Laurent, dans les locaux de l’ancien Green Room. Ré-ouverture du Café prochainement…

 

Pour qui sonne la glace

Exit la glace au sucre, la glace à la margarine, la glace trop molle, la glace fluo, la glace trop dure qui tombe du cornet. Voici quelques adresses fiables où vous trouverez matière à vous régaler pour le reste de l’été :

Le Havre-aux-glaces (Marché Jean-Talon)

Les délices glacés de cette bonne adresse du Marché Jean-Talon vous mettront l’eau à la bouche, peu importe la saison. Essayez le gateau glacé à la crème brûlée. La glace à la tire d’érable est un classique ou la Mango malaï. Vous ne vous tromperez pas. Ici, c’est le palais de la bonne glace artisanale.

7070 Henri Julien, QC
514-278-8696
Ouvert jusqu’à 22h

La crèmerie Meu-Meu (Plateau)

Pendant des années, je suis restée dans l’ignorance. Je ne m’étais jamais arrêtée pour une crème glacée, parce que l’endroit ne me disait rien qui vaille. Grave erreur. Le sorbet aux citrons est une merveille. Aussi rafraîchissant que dix gallons d’eau. Aussi frais qu’une limonade fait maison avec des  citrons mûrs. Il n’y a aucun sorbet aux citrons aussi bon que celui-ci sur l’île de Montréal, je vous le garantis.

4458, rue Saint-Denis, coin Mont-Royal
Tél. 514.288.5889

Le Bilboquet (Outremont)

Devenu une institution, le bilboquet est un incontournable. Rien à dire que l’on ne connaît déjà. Armez-vous de patience, la ligne est souvent longue, mais elle avance assez vite. Leurs sorbets sont jouissifs et leurs saveurs, uniques. Baladez-vous ensuite dans les rues environnantes et allongez-vous dans le parc pour ajouter au plaisir de la dégustation.

1311, avenue Bernard
514-276-0414

Kem Koba (Mile-End)

kemkoba

Avec sa devanture verte fluorescente, vous ne pouvez pas le manquer. Mes coups de coeur: la lime-menthe (plus rafraîchissant que ça tu meurs), les glaces molles aux saveurs originales et la glace au corossol, un petit fruit acidulé qui goûte bon.

60, rue Fairmount O., coin St-Urbain
(514) 419-1699

kemkoba Lait d'amande + Griotte

Lait d'amande et griotte

Ernest Hemingway (Chicago, États-Unis)

Ernest Hemingway

Considéré comme l’une des plus grandes oeuvres d’Hemingway, Pour qui sonne le glas est fortement inspiré de son vécu de journaliste pendant la guerre civile espagnole. Hemingway est aussi connu pour avoir écrit Le vieil homme et la mer, L’Adieu aux armes, Le soleil se lève aussi.