Un nouveau marché fermier dans le Mile-End

Alors que les poules urbaines ont la « cot » dans l’actualité, les marchés fermiers fleurissent dans les quartiers. La population québécoise se soucie davantage de son alimentation. Elle mange-sain, mange-bio, achète des paniers-bio, boit de la bière bio et entre les repas, mange des chips bio.

Une bonne nouvelle pour les démunis qui vivent loin du marché Jean-Talon:

Chaque jeudi soir, sur la rue St-Dominique, nouvellement piétonnisée, entre le boulevard Saint-Joseph et l’avenue Laurier, un nouveau petit marché fermier vient d’être inauguré.

Au pied de l’Église, entre 16h30 et 20h30, le marché offre des produits locaux, saisonniers et écologiques: fruits et légumes, herbes aromatiques, cidres, fromagers, crêpes, mets préparés, limonade, viandes, miel et sauces, notamment.

Le Marché Fermier est un organisme à but non lucratif, sous la bannière de la Maison de l’amitié. En 2009, un premier marché faisait son apparition aux coins des rues Marie-Anne et Laval. L’engouement suscité par l’événement fit germer l’idée de ce deuxième petit frère.

Pour en savoir plus sur la programmation et les activités, visitez le site Internet de l’organisme “Marché Fermier”.

L’aile ou la cuisse

Visionnez ce petit bijou de bande-annonce mettant en vedette Louis de Funès et Coluche, deux étoiles du cinéma français.

Charles Duchemin, le directeur d’un guide gastronomique mondialement connu, qui a l’habitude de visiter incognito les restaurants sous des déguisements les plus divers, vient d’être élu à l’Académie française. Défenseur d’une gastronomie traditionnelle et de qualité, Duchemin  se trouve un adversaire de taille en la personne de Jacques Tricatel, P.D.G. d’une chaîne d’établissements de nourriture industrielle. Le père entraîne alors son fils dans une ultime croisade…

Quelques faits sur le film:

  • Le personnage de Tricatel est librement inspiré de l’industriel français Jacques Borel, le « Napoléon du prêt-à-manger » incarnant la malbouffe des années 1970.
  • Ce film voit le face à face entre deux monstres sacrés : Coluche alors en pleine ascension et Louis de Funès de retour après un double infarctus. Une équipe de réanimation était présente sur le plateau, prête à toute éventualité, ainsi qu’une ambulance, toujours prête à partir. Le producteur Christian Fechner eut d’ailleurs énormément de mal à conclure un contrat d’assurance pour le tournage.

Sexe, drogues et roquette roll

En temps de grandes chaleurs, on veut manger frais et limiter les actions. Quoi de mieux qu’une bonne salade de roquettes toute simple ?

Méthode 1

Ingrédients:
-Une bonne grosse poignée de roquettes fraîches
-Quelques feuilles d’épinard
-3 petites tomates Savoura en grappe bien mûres
-Du féta grec émiétté
-Quelques feuilles de basilic
-Ciboulettes
-Sel de Camargue au goût

Vinaigrette:
-Une bonne huile d’olive
-Un peu de vinaigre balsamique

*Mettez tout dans un grand bol et remuez

Méthode 2

Ingrédients:
-Une bonne grosse poignée de roquettes fraîches
-Quelques feuilles d’épinard
-20g de Gruyère des Grottes râpé finement
-Sel de Camargue au goût

Vinaigrette:
-Une bonne huile d’olive
-Un peu de vinaigre balsamique

*Mettez tout dans un grand bol et remuez

Pars vite et reviens tartare

Les savoureux tartares du Marché 27

– Le Guern, combien de cadavres lacérés avez-vous trouvé dans le frigo ?

– Deux, Monsieur le commissaire.

– Ça sentait mauvais ?

– Non, ils ont été fraîchement tués. Pas d’odeur.

-Que savez-vous sur les victimes ? dit le commissaire en bourrant sa pipe.

– Un tartare de thon, de bonne famille, sans histoire. Style thai avec coriandre, huile de citronelle, limes et échalottes. L’autre, un tartare de saumon style japonais, enroulé dans une feuille d’algue, avec tempura, soya, wasabi, huile et ciboulette.

– C’est un récidiviste! vociféra le Commissaire. Homard, cerf, boeuf, canard et quoi encore… on est pas sorti du bois. Il est inventif et varié dans la façon d’apprêter ses victimes. On ne peut pas dire qu’il manque de style ni de talent. 

Le Marché 27 | Bar à tartares
27, rue Prince Arthur Ouest (coin Saint-Laurent, tout près du Cinéma Parallèle)
Montréal
514-287-2725

Heures:
Dim-Mer 11-10
Jeudi-Sam 11-11

Pars vite et reviens tard de Fred Vargas, a remporté le prix des libraires 2002, prix des lectrices de Elle 2002, prix du meilleur polar francophone 2002 et Deutscher Kriminpreiz 2004

Le dernier repas sur Terre de Martin Picard, chef du Pied de Cochon

Quel serait votre dernier repas sur Terre ?

Mon dernier repas sur Terre serait un souper multiservice. J’aimerais débuter avec un kilo de caviar accompagné de blinis et de beurre savoureux, le tout arrosé de vodka. Ensuite viendraient deux truffes de cent grammes chacune, l’une noire et l’autre blanche, émincées sur du pain grillé de mon restaurant, Au Pied de Cochon, et assaisonnées avec du sel de Guérande non affiné et de l’huile d’olive. Je poursuivrais avec du foie gras cru au sel sur une tarte de boudin, avec de la moutarde et des oignons caramélisés; une oie des neiges, finement tranchée, marinée crue dans une huile neutre, du vinaigre de vin et des baies de genévrier de l’Île aux Oies. Ensuite, un filet de thon rouge de la Nouvelle-Écosse, fraîchement pêché, servi cru avec la sauce soja maison du Pied de Cochon et une simple feuille de laitue en guise d’accompagnement en l’honneur de ma mère. Puis, une montagne de bécasses que j’aurais chassées avec mes amis Marc Séguin et Hugue Dufour. Elles seraient préparées de façon classique selon la recette de l’édition 1984 du Larousse gastronomique: bécasses rôties sur canapé. Il n’y aurait aucun dessert, parce que je ne mange jamais de dessert, à moins qu’ils ne soient faits par Mostafa Rougabi, mon voisin et chef-propriétaire de La Colombe. Mais j’aurais besoin d’un lit de mort pour jeter un coup d’oeil sur le passé.

Quel serait le décor ?

Il se déroulerait dans la forêt en automne, pendant que souffle un vent annonçant la saison froide. C’est la saison de la chasse au cerf de Virginie. On traverserait également de vastes terrains couverts d’érables, où l’on se sentirait libre et où rien n’appartiendrait à personne. Je sentirais la décharge d’adrénaline de mon dernier bonheur.

Que boiriez-vous avec votre repas ?

Philippe, mon sommelier, sélectionnerait les vins, parce qu’il me connaît bien. Il y aurait du Domaine de la Romanée-Conti et du champagne, ainsi que de la vodka avec le caviar, en mémoire de Robidoux.

Y aurait-il de la musique ?

J’écouterais les disques de Jean Leloup « the Wolfe » Leclerc, les Cowboys Fringants, ainsi que Bach interprété par Glenn Gould.

Qui seraient vos convives ?

Jésus souperait à ma table, parce que c’est un spécialiste des derniers repas.

Qui préparerait le repas ?

Mes enfants commenceraient à préparer le repas, mais leur mère les arrêterait s’ils devenaient turbulents. Ensuite, Normand Laprise et Elena Faita, qui sont toujours là pour moi, entreraient en scène et termineraient les préparatifs.

* * *

Bon, ça y est, j’ai envie d’un bon steak/frites du Pied de Cochon right now!

Propos tirés du livre: Mon dernier repas, 50 grands chefs et leur repas ultime par Mélanie Dunea


La bouche pleine à Chicago – Spécial junk

Il arrive parfois à La bouche pleine d’approcher la faillite comme tout le monde à force d’extravagance. Quoi de mieux qu’un bon vieux hot-dog pour ré-équilibrer le budget. Un passage obligé de notre voyage. À défaut de ne pouvoir aller chez Hot Doug’s Sausage Superstore and Encased Meat Emporium, le nec plus ultra du Hot Dog à Chicago (frites cuites dans le gras de canard offertes les samedi), on a opté pour le America’s Dog. Sur un des murs, on pouvait y lire l’inscription suivante:

Au menu, un hot-dog pour chaque ville. Évidemment, nous avons choisi à l’unisson le Chicago Dog: moutarde, relish, oignons, piments « sportifs », tomates, cornichons & sel de céleri.

Chicago21

Trouvez la saucisse

Comme certains plafonnent dans leur échelon salariale, le hot-dog plafonne aussi dans cet échelon qui lui est propre, sans toutefois pouvoir appliquer sur d’autres postes. Le hot-dog ne pourra jamais accéder aux postes de haute-direction. Il n’est malheureusement pas qualifié pour ce genre de travail. Même s’il excelle, il demeurera toujours un hot-dog. C’est sa condition.

Deuxième passage obligé: the Italian Beef Sandwich. Une autre spécialité signée Chicago. Nous avons pris le métro et marché 4 coins de rue pour ce sandwich. Apparemment, l’un des meilleurs Italian Beef de la ville, selon mes recherches compulsives. Le temple du sandwich est apparu telle une vision:

Chicago Italian Beef Sandwich

Al’s #1 ? Nul ombre d’un doute. On entre. Il est 14h30. 4 personnes sont attablées et mangent toutes le même sandwich sur de la musique d’Elvis.

Chicago Italian Beef sandwich

#1 Italian Beef Sandwich. Le Schwartz de Chicago.

Le boeuf, assaisonné d’épices italiennes, est rôti au four durant des heures. Devenu extrêmement tendre, il est ensuite tranché très mince pour être servi dans un pain italien, accompagné de fromage provologne et d’un sauté de poivrons et piments maison. Les épices et les assaisonnements employés ne comprennent que des produits naturels et sont le fruit d’une recette élaborée il y a 70 ans, par essais-erreurs. Al’s #1 Italian Beef ont été les premiers à pratiquer cette recette à Chicago, d’où le nom sans prétention.

Cochon, sublime, dégoulinant, splendide. Nous sommes au pinacle de la junk. Un des moments inoubliables de notre voyage. Accompagné de frites maison sauce Cheez whiz. Malgré mon dédain pour le plastique, figurez-vous que j’ai aimé.

Chicago frites

Les frites sauce Cheez Whiz

Une observation : à Chicago, non seulement les breuvages se déclinent en trois formats, mais la bouffe junk aussi. Il y a le petit hot-dog, le hot-dog régulier, le hot-dog jumbo, comme il y a le petit sandwich, le régulier et le super-sandwich. Les frites au Cheez Whiz sont extrêmement prisées. Et on a presque envie d’aller étudier chez Mcdo.

Chicago mcdo

Le Mcdo intergalactique

Pour la pizza, ce sera pour un prochain voyage. La meilleure se trouve apparemment chez Lou Malnati’s, si vous avez un jour la chance d’y aller.

La bouche pleine à Chicago

THE PUBLICAN

Chicago The PublicanJadis, les collecteurs d’impôts portaient le nom de Publicain. Selon la parabole biblique, le Publicain, en s’abaissant avec humilité et en reconnaissant ses péchés, s’accorda la grâce de Dieu.

À la Renaissance, le mot “publican”(publicain) signifiait « a tavernkeeper », c’est-à-dire, le tenancier d’une taverne; ce lieu de perdition où les hommes se retrouvaient pour se rincer le gosier de breuvages alcoolisés, et manger.

De nos jours, le terme a été emprunté pour désigner l’un des restaurants les plus Hip de Chicago : The Publican.

Niché à l’Ouest du centre-ville, dans un ancien quartier industriel voué  à l’entreposage des viandes, minces sont les chances de trouver le restaurant sans adresse. The Publican est au Fulton Market District, ce qu’est Le Local à Griffintown, en moins raffiné. Ou encore mieux, Le Publicain est le Pied-de-Cochon des Chicagoans.

Moderne, minimaliste et rustique, trois mots appropriés pour décrire l’endroit.   Au centre, deux longues tables en forme de L se communiquent, donnant l’impression d’un immense banquet gaulois, habillé par des teintes beurre et moka. Le long du mur, des cabines en bois, fermées par des portes battantes offrent un confort visuel exceptionnel et intime.  Des globes lumineux décorent le haut plafond, rappelant l’esthétique des brasseries allemandes et du pop art. L’atmosphère conviviale  et énergique est palpable dès l’instant où on y met les pieds. Immédiatement séduite, j’ai été.

Chicago bread

Le pain fait bon ménage

The Publican suit une logique très simple : 1) Dénicher des huîtres, fruits de mer, charcuteries et viandes de haute qualité venant des quatre coins du monde 2) Laissez les ingrédients parler d’eux-mêmes. Le menu change sur une base quotidienne pour suivre les arrivages des produits du marché. Il se lit comme un guide de voyage.

Chaque plat est accompagné de sa provenance géographique: huîtres (Nouveau-Brunswick, Canada), Huîtres (Auckland, Nouvelle-Zélande), Truite dorée fumée (Clear Springs, Idaho), Serrano Fermin (Salamanca, Espagne), Jambon paysan de Edwards (Surry, Virginie), Cochon de lait (Slagel Family Farm, Fairbury, Illinois), Courges d’été (Green Acres Farm, North Hudson, Indiana). Même le délicieux pain ménage et le beurre proviennent de la ville de Websterville, dans le Vermont.

Chicago huitres

Nous avons ouvert le bal par la dégustation de 3 huîtres. En ce premier juillet, pour souligner à l’anniversaire du Canada, nous avons choisi une huître canadienne : la French Kiss du Nouveau-Brunswick, la Coromandel de Nouvelle-Zélande et la Island Creek du Massachussetts. Elles étaient toutes savoureuses, mais cette dernière m’a particulièrement plu par sa fermeté, sa fraîcheur et son goût légèrement sucré.

Chicago moules The publican

La casserole de moules Bouchot

Suivi par une casserole de moules Bouchot provenant du Maine. Bière belge, baies, céleri, ail et aioli. Sans oublier le cornet de frites mémorable, servi avec la mayo maison. Parfaitement dorées et croustillantes , mais tendres et veloutées de l’intérieur.

Chicago The publican

Le fameux cornet de frites

J’ai particulièrement aimé la salade de courges d’été de l’Illinois. Toute simple et délicate, agrémentée d’une vinaigrette au chili et ail, ainsi que quelques flocons d’un excellent parmesan.

Chicago The publican

La salade de courges d'été

Puisque le cochon de lait était back-order, nous nous sommes rabattus sur le boudin blanc de l’Iowa, accompagné d’oignons cipollini aigres-doux et de cerises fumées. Il n’y avait aucune différence entre le boudin blanc et une saucisse de Toulouse fade. Les cerises fumées, par leur audace et leur originalité, sont venues à la rescousse pour rehausser le tout.

Chicago The publican

La saucisse de toulouse aka Boudin blanc

Puis nous avons conclu le repas avec les Country Ribs de l’Illinois, servies avec carottes épicées et coriandre. Tendre, la chair sucrée se détachait allègrement de l’os. C’était réussi.

Chicago publican

Les country ribs

Une sélection d’environ 100 bières vient compléter le portrait et justifier le titre de taverne.

De façon générale, la cuisine du Publicain frappe toutes les bonnes notes, comme ce fut le cas ce soir-là. L’exécution est juste et presque sans faute.  Mais peut-on parler d’un style culinaire du Publican ? Malheureusement, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Malgré la fraîcheur et l’incroyable sélection de leurs produits, la cuisine manque un peu de panache et d’audace.

Toutefois, la convivialité des lieux et le service hors-pair viennent tout pardonner.

Le prix des plats varient entre 10 $ et 35 $, comparables au Pied-de-Cochon.

Chicago publican

THE PUBLICAN
837 W. Fulton Market
Chicago, Illinois
312-733-9555

L-Jeu: 3:30-10:30pm
Ven-Sam: 3:30-11:30pm
Dim: 10am-2pm (brunch) & 5-10pm

La bouche pleine à Chicago

Chicago22Après 15 heures de routes dans le corps et 5 Tim Hortons, nous somme finalement arrivés à Chicago, victorieux, après avoir voyagé au bout de la nuit comme de vieux beatniks finis.

La ville d’Al Capone nous est apparue tel un mirage étincelant  sous le soleil du midi.
Entre l’océan du Michigan s’étendant à perte de vue, longé par ses plages dorées, et le ruban de gratte-ciels mythiques découpant l’horizon, les yeux cernés se sont éblouis.

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Chicago skyline