Zaatar dans le métro

Prenez la ligne verte. Descendez au métro Peel. Dirigez-vous vers la sortie des Cours Mont-Royal. Continuez. Ne vous laissez pas distraire par les attraits du magasinage. Rendez-vous près des escaliers roulants, en dessous du Cinéma Banque Scotia. Vous voilà Chez Fourna. Regardez autour de vous. Vous êtes bien dans un food court. Ça va aller…

Qu’est-ce qu’on y mange Chez Fourna ? Des manakeesh. Similaire à un pain naan, le manakeesh est un plat libanais. Traditionnellement, on y ajoute du Thym (zaatar), du fromage ou de la viande de boeuf. Le tout est cuit au four. Ensuite, la garniture peut varier: salade, tomates, choux, olives noires, olives vertes, menthe (incontournable), navets marinés roses fluos, oignons, piments forts. Le tout pour seulement 4$. Une aubaine!

Pendant longtemps, j’ai cru que les meilleurs manakeesh se trouvaient chez Al-Taib (métro Guy-Concordia), jusqu’à ce que je découvre les manakeesh de Chez Fourna. Ils l’emportent haut la main. Garnis d’ingrédients frais, le pain, fraîchement sorti du four, est moelleux, légèrement croustillant, truffé de thym et relevé par la présence du fromage.

Pour une expérience optimale, je vous recommande le manakeesh moitié-moitié (zaatar et fromage) ou celui au fromage, accompagné d’un délicieux baklava et d’un thé à la menthe.

CHEZ FOURNA LE BOULANGER
977, rue Ste-catherine ouest (Métro Peel)
Montréal, QC, H3B 4W3
(514) 284-9666

Alors, qu’est-ce que t’en dis Zazie ?

Tu causes, tu causes, c’est tout ce que tu sais faire….

Zazie dans le métro est un roman de Raymond Queneau, paru en 1959. Louis Malle en a fait une adaptation cinématographique en 1960.

 

Like this on Facebook

Little Sheep Hot Pot | Une fondue mongole dont vous êtes le héros

Photo: Erika (http://thisiswhywerefat.wordpress.com/)

Niché au deuxième étage de la rue Clark et de la Gauchetière, Little Sheep est sans contredit le temple de la  fondue chinoise (mongole).  Célèbre en Chine avec plus de 700 franchises, Little Sheep est plutôt méconnu des Montréalais. Rares sont les caucasiens qui s’y aventurent. On y voit plutôt des familles d’asiatiques jouer de la baguette, la tête enfumée par le bouillon écumant.

De la rue à la salle à manger, environ une quinzaine de marches à franchir. À mi-chemin, vous serez frappé de plein fouet par un nuage d’épices en vrac qui coloniseront  vos narines et vos vêtements. Little sheep se spécialise en fondue mongole. Pour les éternels indécis, c’est parfait, car c’est le seul item au menu. Toutefois, vous avez l’opportunité de choisir votre bouillon : doux, épicé ou les deux (option ying et yang en raison de la forme du chaudron divisé en deux compartiments). Pour une première expérience, essayez les deux, à moins que votre seuil de tolérance aux épices soit nul. Pour ma part, le bouillon épicé me dégage les voix nasales avec l’efficacité d’un décongestionnant sur prescription seulement. Vient ensuite le grand incendie qui fait tomber les yeux.  Je me contente donc du bouillon doux et quand je suis en forme, je prends les deux. Ensuite, vient le choix des viandes. Prenez l’agneau si vous aimez la viande tendre et savoureuse.

Les tables sont munies de plaques chauffantes individuelles ou à partager dont vous pouvez contrôler la température. Comme j’aime bien gérer mon bouillon et ce que j’y dépose, je préfère les plaques individuelles.

Lorsque vous aurez reçu votre bouillon, dirigez-vous vers le buffet, muni de votre assiette, pour sélectionnez les items à  mijoter. OUI! Vous avez bien entendu, un buffet à volonté qui ressemble davantage à une épicerie avec plus de 50 options : viandes, fruits de mer, nouilles, légumes, légumineuses, et produits « non-identifiés ». J’affectionne particulièrement le cresson, les pommes de terre, la citrouille, les choux-fleurs, les nouilles udon, le tofu frit, les brocolis, les champignons, le maïs miniatures et le bambou. Un îlot central sert les boissons à volonté, le riz, les sauces et les desserts. D’où l’importance de jeûner avant d’aller chez Little Sheep. Lorsque j’y vais, je mange durant quatre heures avec quelques pauses. D’où l’importance aussi de bien cuire les aliments, car bien qu’il y ait du roulement, je vous avoue avoir quelques doutes sur la fraîcheur de certains aliments. Mais, croix de bois, croix de fer, je n’ai jamais été malade.

Prenez garde toutefois. Vous avez jeûné, vous avez faim. L’envie vous prend alors de déverser le contenu de votre montagne  de victuailles dans le chaudron de bouillon d’un seul trait. Grave erreur. Cela aura pour effet d’abaisser la température du bouillon. Résultat, vos aliments mettront deux fois plus de temps à cuire. Prenez votre temps …

Photo: Erika (http://thisiswhywerefat.wordpress.com/)

La renommée de Little Sheep vient de son bouillon extraordinaire, composé d’une douzaine de gousses d’ail, de poivre szechuannais, de graines, de racines et d’épices étranges, semblant sorties des bocaux d’un vieil apothicaire chinois. Un bouillon envoûtant qui transforme tout ce qui s’y trempe en sublime. C’est un cercle vicieux. Plus le repas avance, plus le bouillon devient goûteux. On ne s’arrête jamais.

Du lundi au vendredi, le repas du midi coûte 10.99$ et n’inclue pas les fruits de mer. Le soir, il en coûte 15.99$ pour le buffet à volonté, 16.99$ les soirs de fin de semaine. Les plats de viandes supplémentaires sont payants. Le soir, comptez environ 20 à 25$ par personne.

Les fins de semaine, il vaut mieux se présenter tôt, car le restaurant est toujours bondé avec une attente qui peut aller jusqu’à une heure. Le restaurant offre aussi une option pour les végétariens.

Si vous voulez tenter l’expérience LITTLE SHEEP, rendez-vous au

50, rue de la Gauchetière Ouest (coin Clark)
Montréal, Quartier chinois
(514) 393-0888
Heures d’ouverture :
Tous les jours de midi à 16h et de 17h à 23h

Sinon, retournez à la page d’accueil 😉

Little Sheep on Urbanspoon

Pour l’amour des dumplings

Photos: Jamie Beck (via From Me To You)

Voici quelques bonnes adresses montréalaises où déguster de bons dumplings:

La Maison Kam Fung (Le classique)
1111 Rue Saint-Urbain
Montréal, QC H2Z 1Y2
(514) 878-2888

*Pour une expérience optimale, je vous suggère le brunch du dimanche. Des tables qu’on assigne par numéro, des chariots couverts de victuailles, déambulant entre les tables. Vous choisissez des yeux. Vous payez après. J’espère que vous aimez les crevettes. Préparez-vous à un festin royal.

Quing Hua (L’obscur)
1676, avenue Lincoln
(Métro Guy-Concordia)
Montréal
(438) 288-5366

*Un bloc au nord de la rue Maisonneuve, entre la rue Saint-Mathieu et la rue Guy, se trouve un petit boui-boui qui concocte de délicieux raviolis chinois bien juteux au sous-sol. Vous aurez l’embarras du choix, la carte est longue comme deux baguettes juxtaposées et à interligne simple. Je les aime frits, mais vous pouvez les demander bouillis. Franchement pas mal !
Lisez l’article de Marie-Claude Lortie à ce sujet.

Restaurant Noodle Factory
1018, rue St-Urbain
Montréal (Québec) H2Z 1A1
Tel: 514-868-9738

*En plein coeur du quartier chinois, cet autre restaurant de cuisine familiale fait bien les choses. Ce serait fâcheux s’ils ne s’appliquaient pas, puisqu’on les voit étirer, couper, rouler et farcir la pâte derrière la vitre. Les nouilles et les dumplings, en plus d’être faits à la main, sont toujours frais. Je vous conseille le no 28.

Photo: Dominic Gauthier

Noodle Factory on Urbanspoon

Niu Kee | Le palais caché de la haute gastronomie chinoise à petits prix

photo: Christopher Dewolf

Oh Niukee ! J’en rêve la nuit. Mon enfant chéri, mon chouchou, le premier de classe dans sa catégorie. Qui dit cuisine authentique, dit NiuKee, et en cela réside sa force: il n’y a point de compromis pour la sensibilité des palais occidentaux.

En plein cœur du centre-ville, à l’angle de la rue Clark et René Lévesque, derrière une grille rouge en fer, se trouve le lieu de rendez-vous des fins connaisseurs de l’authentique  cuisine de Beijing. Si vous clignez de l’œil, vous risquez de  rater la devanture, dissimulée à l’ombre des tours du centre ville, dans une ruelle bordée de containers, de sacs de plastique et de vieux papiers.  Rappelez-vous du dicton L’habit ne fait pas le moine et entrez sans vous poser de questions; grimpez vite au deuxième étage. Ne vous laissez pas intimider par les cuisiniers qui s’affairent dans leur cuisine, en apparence crastillonée, en vous regardant passer au premier.

Lorsqu’on y entre, les sens s’éveillent au concert des baguettes et à la myriade  de parfums émanant des nombreux petits plats fumants apportés des cuisines par un monte-charge électrique. Avec le téléroman chinois jouant sur un écran-télé, les nappes de plastique, la sobriété du décor, les serveuses habillées de tuniques traditionnelles, on se croirait dans un film de Wong Kar Wai. Les larges tables indiquent qu’il serait mal venu de venir y manger seul, le concept étant de commander plusieurs petits plats à partager entre plusieurs convives.

Pour une expérience totale qui vous propulsera au 7e ciel, voici les incontournables:

L'agneau épicé au cumin et oignons

Sublime, les épices vous surprendront là où vous ne vous y attendiez pas. Tendres morceaux d’agneau accompagnés de la douceur des oignons caramélisés.

Le plat mijoté de fleurs de tofu et boeuf épicé

Feluettes s’abstenir. Ce plat est relevé, mais oh combien enivrant. L’assaisonnement est composé de poivre szechuannais qui engourdie la langue. L’harmonie entre le tofu soyeux, la complexité des épices et le boeuf procure un plaisir sans nom.

Les fameux pousses d'haricots verts sautés à l'ail

Pour compléter les plats de viande, des légumes et un peu de riz sont essentiels pour freiner cette marée de feu qui emplira votre bouche. Il faut absolument goûter aux pousses d’haricots verts sautés à l’ail (snow pea tips). On retrouve ce plat sur toutes les tables. Croquants et savoureux, c’est une spécialité de la maison. Parfois, je ne commande que ça. Les haricots verts épicés sont également une valeur sûre. Vous ne serez pas déçus.

Accompagner le tout d’une bière Tsing-Tao et d’un bol de riz medium. Vos assiettes seront tellement propres que vous y verrez votre reflet. Et tout cela, à prix plus que raisonnable ! Comptez 12$ par plat.

photo: Joseph Yarmush

NIUKEE
1163, rue Clark
Montréal, QC H2X 2P8
(514) 868-1866

Lun–Jeu 12h-23h
Fri 12h–23h30
Sam–Dim 11:30–23:30

Niu Kee on Urbanspoon

Scoop | Les midis Toqués!

Les Midis Toqué! sont de retour depuis 8 jours. Le chef Normand Laprise et son associée Christine Lamarche proposent un menu simplifié servi en 60 minutes top chrono pour répondre à l’horaire du fonctionnaire tout acabit. Le menu variant de 25 à 30$ inclue l’entrée, le café et les mignardises.

La carte, signée Laprise, propose 4 entrées et 5 plats composés de produits locaux, d’une qualité et d’une fraîcheur irréprochables.

Du mardi au vendredi, de 11h30 à 14h00
Réservations : 514-499-2084

Restaurant Toqué!
900, Place Jean-Paul-Riopelle
Montréal, QC H2Z 2B2
(514) 499-2084

Merci à Gael

Kazu ou le Japon en bouche

Le plaisir d’être au bar

Il y a le quartier chinois et le nouveau quartier chinois, situé sur la rue Ste-Catherine, entre la rue Guy et Atwater. On y trouve une pléthore de restaurants coréens, japonais, chinois sans grand intérêt, fréquentés en majeure partie par les étudiants de Concordia.

Or, coincé entre un bureau de change et un barbier, se trouve LA perle rare: KAZU.

Un aperçu de l’ambiance chez Kazu

ENFIN, Montréal peut se vanter d’avoir un authentique izakaya dont les saveurs rivalisent admirablement avec celles de sa mère-patrie. L’izakaya occupe au Japon la place qu’occupe en Angleterre le pub ou le restaurant à tapas en Espagne. Il y a environ 20 000 izakaya au Japon. Très fréquenté après le travail, on y commande des rations de plats chauds ou froids que l’on se partage entre amis ou collègues dans une ambiance décontractée. La carte, plus ou moins élaborée, va de quelques plats familiaux à une carte presque gastronomique et peut être complétée par des plats du jour, le poisson du marché, la marmite de saison.

Comme au Japon, le menu du jour est décliné sur des feuilles volantes, collées aux murs. D’immenses lanternes blanches apportent une ambiance chaleureuse et décontractée. 4 ou 5 tables en bois, 10 places au bar et on a fait le tour de l’endroit.

Tofu et kimchi

Oubliez les traditionnels sushis. Il y a beaucoup mieux. Laissez-vous tenter par le tofu fait maison, servi avec kimchi. Pur bonheur. Il se détache gracieusement et fond sur la langue comme de la soie. La marinade du kimchi se marie merveilleusement à la saveur exquise du tofu.

Chicken meatballs

Vient ensuite les chicken meatballs. Pas très chaude à l’idée, mais quel délice ! 3 boulettes de viande en brochettes tendres, mi-sucrées, mi-salées. Elles s’avalent en une bouchée. On en aurait voulu 12 chacune. Nous avons poursuivi l’aventure avec la salade de thon et de saumon, servie sur du riz. Une note parfaite. Encore une fois c’était réussi. J’aurais toutefois aimé que les morceaux de poissons soient un peu plus gros, mais cela ne tient que du caprice.

Nous avons ensuite commandé le filet de saumon (salmon belly). Grillé à la perfection, une énorme pièce de saumon légèrement caramélisée qui fond dans la bouche. Les raviolis. Délicieux. Pour finir avec le fameux 48-hours marinated pork. Un grand bol de riz, couvert de porc mariné durant 48 heures dans une sauce mirin, soya et huile de sésame.

Le délicieux filet de saumon (salmon belly)

Nous avons accompagné le tout de 2 bonnes bières Asahi et du vin de prunes on the Rocks (plum wine). Un alcool fort fait à base de prunes, très prisé au Japon. Sans oublier 2 glaces à la vanille saupoudrées d’expresso.

Le service est impeccable. Rapide, courtois et efficace. Nous avons eu notre premier plat seulement 10 minutes après notre arrivée.

Le prix des plats varie entre 5 et 15 $. Vu la qualité exceptionnelle de tous les ingrédients et la jolie présentation des plats,  c’est donné.

Toujours bondé, le restaurant est ouvert tous les jours  jusqu’à 21h30.

Vous m’en direz des nouvelles !

Merci à Elena de m’avoir gentiment accompagnée.

KAZU, 1862 Rue Sainte Catherine Ouest (coin St-Marc, métro Guy-Concordia), Montreal, 514-937-2333‎

Kazu on Urbanspoon