L’art de bruncher confortablement « Comme chez soi »

Oeufs bénédictines, fromage cheddar et bacon

J’aime bruncher les weekends. Et si je pouvais, je bruncherai trois fois par jour. Il y a de ces dimanches où le temps s’étire, débutant par une grasse matinée bien sentie. Et qui dit grasse matinée, dit de facto brunch gras. J’enfourche mon vélo et je me rends au coin des rues St-Urbain et Fairmount pour faire le plein au très coquet et très petit restaurant Comme chez soi.

Faites de beaux rêves

La longue banquette,  qui s’étend sur tout un mur, agrémentée de coussins, rend le réveil à tout coup moins pénible. Parfaite extension du lit. La serveuse, tout sourire, viendra à votre table pour vous demander gentiment quel type de café prenez-vous ? Expresso, allongé, latté… Voyez comment cette aventure part du bon pied. Un point-boni.

Pour la suite, vous avez le choix sans en avoir l’embarras. Le menu tient sur une page, court et alléchant: omelettes, crêpes salées, crêpes sucrées, oeufs bénédictines et le spécial Comme chez soi (2 oeufs, jus d’orange, café, bacon, jambon ou saucisse, pommes de terre, fèves au lard, fruits et toasts pain brun ou blanc). Parfait pour le dimanche matin, quand le cerveau est encore dans le pâté.

On ne révolutionne pas le déjeuner ici. Toutefois, je voudrais accorder une mention particulière à la sublime crêpe asperges, béchamel, cheddar, jambon. Arrosée de sirop d’érable, ce délice est un luxe du dimanche, une fête momentanée en bouche. Servie avec une belle salade et des pommes de terre rissolées, elle fond dans la bouche comme neige au soleil en plein désert.

La crêpe asperges, béchamel, cheddar, jambon

On y boit dans des tasses de porcelaines. On y mange sur des tables antiques. Tout est choisi avec goût et minutie, jusqu’au petit pot dentelé pour servir les fèves au lard.

Un restaurant bien coquet

Si chaleureux qu’on voudrait y passer des heures. Ça tombe bien parce que le service en prend plusieurs ;). L’ambiance conviviale des lieux et la bonne compagnie vous feront oublier ces petits désagréments. Et c’est dimanche bon sang!

Mon allongé, avec un sucre et du lait chaud

Café Comme chez soi
*Prendre notre que le Café a déménagé sur la rue Saint-Laurent, dans les locaux de l’ancien Green Room. Ré-ouverture du Café prochainement…

 

Le service aux tables du jour

Alinea

Alinea. 6 lettres qui en disent long et dont vous vous rappellerez toute votre vie selon le moto. Pensez top 10 des meilleurs restaurants au monde. Pensez avant-garde de la cuisine moléculaire. Pensez Elbulli d’Amérique du Nord. 12 services pour 150 $ par personne, ou 23 services pour 225$ par personne.

Chez Alinea, des savants fous tricotent avec les arômes et les saveurs, en jonglant avec les molécules et les températures, pour assurer à vos sens une jouissance gustative et visuelle inoubliable. Bulles de gelée extra-fine remplies de jus ou d’alcool qui éclatent sous la dent, coussins d’air qui se dégonflent en exhalant des vapeurs aromatiques, bouchées suspendues sur des épingles d’acupuncture.

Alinea vont jusqu’à faire de votre table, un dessert (visionnez jusqu’à la fin)

Gouache 101 + (Bloc d’intestins humains congelé + destruction ) = où est mon balai ?

Bon bon,….

Alinea c’est aussi ça (à partir de 1 min 15)

ALINEA

1723 N Halsted St
Chicago, Illinois 60614, États-Unis
(312) 867-0110

*Réservation 3 mois à l’avance recommandée

Opération Bouche pleine Robinson: Donnez généreusement pour que La bouche pleine puisse aller manger chez Alinea

Le nouveau viet du Quartier latin

Le Banh mi ou le sous-marin de Saigon (photo: N.Saum)

Lorsque je me retrouve dans le quartier latin pour une raison ou une autre, je me heurte toujours à ce sempiternel dilemme: Où manger bon sang ? J’ai pas de sous, je ne suis pas touriste, j’évite les chaînes, les cafétérias (quoique celle de l’UQAM est pas mal), les faux indiens, les faux asiatiques, le Saint-Sulpice, le Frite Alors,  La Paryse (sacrilèges de burgers aux champignons pas cuits). Bref, le quartier latin est un no man’s land culinaire.

Et qu’est-ce que je ne découvre pas aujourd’hui sous un escalier? Un charmant comptoir à sandwich viet. Un vrai comptoir à Bành mi, tenu par de vrais vietnamiens en chair et en os, en face du théâtre St-Denis.  J’étais sceptique de prime abord. Le branding me semblait un peu fort. Je suis allée inspecter pour en avoir le coeur net. Conclusion: les banh mi sont faits dans les règles de l’art.

L’idée suivante m’a toujours fait fantasmer. Fruit du métissage culturel entraîné par la colonisation française au Vietnam, le banh mi est un objet gastronomique hybride, quintessence de deux traditions culinaires:

Française
1. Le banh mi est servi dans une baguette.
2. L’intérieur de la baguette est badigeonné de beurre ou de mayonnaise.
3. Suivi de Paris pâté

Vietnamienne
4. Vient la sauce aux poissons (nuoc mam) et la sauce soya
5. Ensuite les ingrédients peuvent varier. Le banh mi classique (banh mi dac biet ou spécial combo) est fait d’un assortiment de viandes froides, souvent du porc tranché, de la mortadelle, du poulet ou de la dinde). Il existe aussi des banh mi à la peau de porc hachée, aux boulettes, aux oeufs brouillés et à la viande grillée.
6. On ajoute les carottes marinées. J’ai un faible pour celles-ci.
7. Beaucoup de coriandre
8. Des piments frais hachés, pour ceux qui les tolère.
Ces Saigon subs se vendent au coût de 3 $. On en prend deux pour le lunch le lendemain.

Je vous préviens toutefois. Ce n’est pas ici que vous trouverez les meilleurs banh mi (les meilleurs sont au 1082, rue St-Laurent chez Cao Thang, dans le quartier chinois).

La boisson trois couleurs: fèves jaunes, gélatine vertes et lait de coco

Or, ce qui m’a terriblement charmé avant tout, ce sont les étalages de desserts, de boissons, de pâtisseries et de mets préparés typiquement vietnamiens.  Les desserts prolifèrent. Des banh bao (brioches blanches au porc), du Chè Ba mau (boisson trois couleurs), des raviolis vietnamiens, des gateaux enveloppés dans des feuilles de bananes, du jus de cannes à sucre, smoothies au durian, des assiettes de riz sucré de toutes les couleurs, des îles flottantes, et j’en passe.  Ce sont des mets que l’on ne retrouve habituellement que dans les restaurants et les épiceries spécialisées, d’où ma fébrilité.

J’ai un petit cœur qui bat désormais pour ce petit restaurant du quartier latin ouvert depuis quatre mois qui a le courage de servir des plats atypiques et fidèles à la tradition culinaire vietnamienne… et j’ai nommé l’irréductible Vua.

Vua, le comptoir à Banh mi du Quartier latin

VUA
1579, rue Saint-Denis
Montréal

BANH MI CAO THANG
1082, rue Saint-Laurent
(au sud de René Lévesque)

Vua on Urbanspoon

Sachez trouver le meilleur blé d’inde à Montréal

C’est le temps de la rentrée! Et qui dit rentrée, dit blé d’inde sucré, avec un carré de beurre salé fondant. Faites un détour au marché Jean-Talon chez G.Deneault et fils et je vous pari une tablette de chocolat que vous ne serez pas déçu(e)s.

Choisissez le maïs jaune. Frais du jour, généreusement sucré, croquant, juteux sous la dent, il vous rendra extatique et instantanément dépendant.

Choisir ses épis, selon Jean-Yves Lortie, producteur de maïs: « Premièrement, pour savoir si le maïs est prêt, on regarde toujours le bout de l’épi. S’il est pâle, s’il n’est pas noir, s’il n’est pas brun, ça veut dire qu’il est frais cueilli. Si le blé d’inde n’est pas frais, il perd son sucre, puis au bout de deux ou trois jours, il est pâteux. »

Temps de cuisson: il faut éviter de trop cuire le blé d’inde. On plonge les épis dans l’eau bouillante et on les cuit entre 7 et 10 minutes, selon leur grosseur. Un épi qui a trop cuit aura une texture pâteuse.

Bonne dégustation!

Chez Deneault et Fils, le maïs est roi

G.Deneault et Fils
Marché Jean-Talon

D’où vient le baba au rhum ?

Un baba au rhum

Dans la première moitié du XVIIIe siècle, le roi de Pologne Stanislas Leszczynski,  adorait la gastronomie. Or, le pauvre Stan, faute de n’avoir plus de dents (il est mort presque nonagénaire), n’étais pas en mesure de manger le kouglof, une sorte de grosse brioche traditionnelle. On eut alors l’idée de l’arroser de vin de Tokay pour le ramollir.

Le nom de cette spécialité vient, semble-t-il, de la forme du baba qui aurait évoqué à Stanislas la forme des robes des grands-mères en Pologne, où grand-mère se dit « baba ».

Maintenant vous connaissez l’histoire du baba au rhum.

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Baba_au_rhum

Berlin | Un carnet de bonnes adresses

Mädchenitaliener

Der Mädchenitaliener

Il m’arrive parfois d’avoir simultanément des confettis et des feux d’artifices dans la bouche. Lorsque la saveur est si intéressante que le corps devient mou.

À Berlin par exemple, dans Mitte, le restaurant Mädchenitaliener, vous rendra fou. J’y ai goûté une entrée toute simple qui m’a jeté en bas de mon tabouret. Un morceau de Mozarrella di Buffala, une figue ou deux bien mûres, des feuilles de basilic, sur un lit de prosciutto italien de Parme. Un trait d’une bonne huile d’olive et un autre de vinaigre balsamique. La qualité des produits, mes chers amis, c’est ce qui fait toute la différence. Ensuite, il faut tourner la fourchette en brochette et s’assurer de bien attraper chaque élément. La douceur sucrée de la figue, la texture fondante et légèrement salée du mozzarella, la fraîcheur du basilic, le bonheur salé du prosciutto, bien trempés dans l’huile d’olive avec une goutte de vinaigre balsamic. Vous allez entendre les anges chanter.

Je dois me retenir de vous parler de leurs pâtes, parce-que je vais y passer la nuit. Les pâtes San Fernando….après 8 mois, je me rappelle encore de leur nom. Faut le faire. Pour 8 euros, vous aurez droit au paradis.

Mädchenitaliener
Alte Schönhauser Str. 12
Berlin, Mitte

Figues, prosciutto, mozzarella, basilic

Yumcha Heroes

Un de ces restaurants qui fait battre mon coeur.  De ma vie, je n’ai mangé de dumplings aussi exquis. Vapeur, frits ou servis dans une soupe, ces bijoux fondent dans la bouche comme neige au soleil. Une saveur précise, délicate, inventive et exclusive. Les rouleaux de tofu sont un ravissement. Du porc tendrement mariné, champignons shiitake et carottes sucrées, enveloppés dans du papier de tofu frit, croustillant sous la dent. Tous les dumplings sont faits maison. Ils sont préparés en cuisine devant les clients. Une vitre permet même de les voir tricoter vos plats. Yumcha Heroes vous reconciliera avec la vie. Pour terminer le repas, faites un arrêt au charmant Galao Caffe, juste à côté. On y sert de gigantesques Milch Kaffee. Ils font également d’excellents grill cheese.

Yumcha Heroes
Weinbergsweg 8
Mitte, Berlin

Bienvenu chez Monsieur Vuong !

Monsieur Vuong, lui-même

De passage à Berlin, une visite à Monsieur Vuong, l’incontournable viet-branché de Berlin, s’impose.

Au menu du jour, des bols de nouilles comme il ne s’en fait pas à Montréal. Curry, citronelle, sésame rôti, coriandre, les saveurs traditionnelles sont magnifiquement repensées, sans pour autant perdre de leur authenticité, dans une ambiance survoltée.

Monsieur Vuong
Alte Schönhauser Str. 46
Berlin-Mitte


Où trouver le meilleur Doner Kebab à 3h du matin ?

Oubliez la currywurst, la bratwurst et autres saucisses de ce genre. Exit les hamburgers, hot-dogs et les frites. Le Doner Kebab a été proclamé en 2008, fast-food préféré des Allemands. Introduit par des immigrants turcs dans les années 70, ce fameux sandwich de viande grillé, servi dans un pita croustillant avec de la laitue, du chou rouge, tomates, oignons rouges et différentes sauces, fut un coup de foudre immédiat. Le mot doner vient du verbe turc donmek qui signifie tourner, car la viande, préalablement marinée dans du yogourt et assaisonné de tranches de poivrons, cumin, piment, cannelle, grains de coriandre et jus de grenade, grille en tournant durant des heures sur une rôtissoire verticale (comme le shawarma). En quelque sorte, le Doner est aux Allemands, ce que la poutine est au Québécois. C’est cheap (4 $), délicieux, et on peut en manger toute la nuit. Toutefois, c’est bien meilleure qu’une poutine. Désolée.

Nous avons La Banquise, ils ont le…

Rosenthaler Grill- und Schlemmerbuffet
Torstrasse 125
Prenzlauer Berg, Berlin

Le Doner Kebab

Pizzeria I Due Forni aka Pizza punk

Dans Prenzlauer Berg, à deux pas de notre appartement, la meilleure pizza de Berlin que nous appellions affecteusement: Pizza punk. Uno, parce que les murs sont décorés aux grafitis. Secundo, parce que les serveurs ont des anneaux dans le nez, des perçages et des tatous sur les bras. On y mange comme dans une cafétéria, sans l’ulcère d’estomac. Les pizza sont cuites au four, la pâte est croustillante et la satisfaction, garantie.

Pizzeria I Due Forni
Schoenhauser Allee 12
Prenzlauer Berg, Berlin

Roquette, prosciutto et parmesan

Déjeuner à la berlinoise

Pour conclure, parce qu’il faut bien parler un peu de cuisine allemande… Pensez plateau de viandes froides, de fromages, de confitures, de terrines, une corbeille de pains de toute sorte, bacon croustillant, oeufs brouillés, thé à la menthe, café au lait… Tous les matins, au 103 Bar, la meilleure façon de commencer une journée du bon pied.

103 Bar
Kastanienallee 49
Prenzlauer Berg, Berlin

* * *

Ce Doner dans la main du jeune allemand est-elle une arme ou un fruit?

Apprendre à reconnaître le Doner dans la main d'un Allemand

Merci pour tout Max

Dossier mode: tendances Automne-Hiver 2010

Le porte-framboises

Le soleil brille encore sur Montréal. L’été touche à sa fin. Bientôt la rentrée. Puisqu’en matière de mode, il n’est jamais trop tôt, voici, en grande primeur, un aperçu des tendances, looks et pièces fortes de l’Automne-Hiver 2010 selon La bouche pleine.

Le melon protecteur

Les aubergines

La ceinture

Le parmesan

Bague en prosciutto

Sac-à-brocolis

Le casque mauve

La guerre des tuques

Dans une cuisine, près de chez vous.

Photos: Fulvio Bonavia

Pour qui sonne la glace

Exit la glace au sucre, la glace à la margarine, la glace trop molle, la glace fluo, la glace trop dure qui tombe du cornet. Voici quelques adresses fiables où vous trouverez matière à vous régaler pour le reste de l’été :

Le Havre-aux-glaces (Marché Jean-Talon)

Les délices glacés de cette bonne adresse du Marché Jean-Talon vous mettront l’eau à la bouche, peu importe la saison. Essayez le gateau glacé à la crème brûlée. La glace à la tire d’érable est un classique ou la Mango malaï. Vous ne vous tromperez pas. Ici, c’est le palais de la bonne glace artisanale.

7070 Henri Julien, QC
514-278-8696
Ouvert jusqu’à 22h

La crèmerie Meu-Meu (Plateau)

Pendant des années, je suis restée dans l’ignorance. Je ne m’étais jamais arrêtée pour une crème glacée, parce que l’endroit ne me disait rien qui vaille. Grave erreur. Le sorbet aux citrons est une merveille. Aussi rafraîchissant que dix gallons d’eau. Aussi frais qu’une limonade fait maison avec des  citrons mûrs. Il n’y a aucun sorbet aux citrons aussi bon que celui-ci sur l’île de Montréal, je vous le garantis.

4458, rue Saint-Denis, coin Mont-Royal
Tél. 514.288.5889

Le Bilboquet (Outremont)

Devenu une institution, le bilboquet est un incontournable. Rien à dire que l’on ne connaît déjà. Armez-vous de patience, la ligne est souvent longue, mais elle avance assez vite. Leurs sorbets sont jouissifs et leurs saveurs, uniques. Baladez-vous ensuite dans les rues environnantes et allongez-vous dans le parc pour ajouter au plaisir de la dégustation.

1311, avenue Bernard
514-276-0414

Kem Koba (Mile-End)

kemkoba

Avec sa devanture verte fluorescente, vous ne pouvez pas le manquer. Mes coups de coeur: la lime-menthe (plus rafraîchissant que ça tu meurs), les glaces molles aux saveurs originales et la glace au corossol, un petit fruit acidulé qui goûte bon.

60, rue Fairmount O., coin St-Urbain
(514) 419-1699

kemkoba Lait d'amande + Griotte

Lait d'amande et griotte

Ernest Hemingway (Chicago, États-Unis)

Ernest Hemingway

Considéré comme l’une des plus grandes oeuvres d’Hemingway, Pour qui sonne le glas est fortement inspiré de son vécu de journaliste pendant la guerre civile espagnole. Hemingway est aussi connu pour avoir écrit Le vieil homme et la mer, L’Adieu aux armes, Le soleil se lève aussi.