Archives de l’auteur : La bouche pleine
Tea for two
Pâtisserie Kouign Amann | Ils ont des gâteaux ronds, vive les Bretons !
« Au suivant ! De préférence, une suivante ! » lance le sympathique préposé derrière le comptoir. « Qui veut du café pendant que je suis là? N’hésitez pas, il est bon mon café! ». Comme chaque matin, les fidèles de cette charmante boulangerie-pâtisserie bretonne font la queue pour attraper un floconneux croissant au beurre ou une succulente chocolatine (supérieures à toutes celles du quartier à mon avis) avant d’aller travailler. Nous sommes chez Kouign Amann l’une des meilleures petites pâtisseries de Montréal.
Franchir le pas de la porte, c’est être accueilli par une bouffée de délicieuses odeurs émanant du pain et des pâtisseries fraîchement sortis du four. En plus de servir des croissants et des chocolatines, la boulangerie offre plusieurs variétés de pains, des danoises, de fabuleux croissants aux amandes et des tartelettes. Mais surtout, on vient pour y savourer le kouign amann, élaboré soigneusement et amoureusement par Nicolas, selon la plus pure et la plus fidèle des traditions bretonnes.
Le kouign-amann (prononcez queen-a-man) est un gâteau, spécialité régionale de Douarnenez en Bretagne. En breton, kouign signifie «gâteau » et amann, «beurre». Il est fabriqué à partir de pâte à pain, recouverte d’un mélange beurre-sucre puis repliée à la manière d’un feuilletage. Lors de la cuisson, le mélange beurre-sucre fond, imprègne la pâte à pain et suinte à travers le feuilletage pour caraméliser, ce qui confère au kouign-amann une texture fondante à l’intérieur, et croustillante et caramélisée à l’extérieur.
Imaginez une pointe de gâteau tout chaud, dont la croûte possède la saveur et le croquant d’une crème brulée, et dont l’intérieur ressemble à des étages de dentelles composés de beurre, de sucre granulé et de farine, dans un parfait équilibre des saveurs, juste et précis. Une bouchée et vous sentirez le réconfort vous envahir, comme une flèche enflamme le toit d’une chaumière.
De l’avis de Nicolas, charmant propriétaire de la pâtisserie, le Kouign amann serait une recette de mère de famille, transmise de générations en générations, dont un pâtissier se serait un jour approprié, pour la populariser. À l’époque, les fermières préparaient elles-mêmes leur pain, entre deux tâches ménagères. Elles avaient déjà le lait et le beurre. Avec la chute du prix du sucre, elles auraient incorporé un peu de sucre et de beurre à un reste de pâte à pain déjà en poussée pour ne pas le perdre. Il faut savoir que si ces ingrédients ne sont pas ajoutés dès le départ au mélange initial, ils ne se fondent pas de façon homogène. Cet incident fortuit aurait donc donné naissance au fameux kouign amann.

Le midi, les trois petites tables de la pâtisserie sont toujours bondées, lorsque les clients affamés viennent déguster par exemple le sublime velouté de courges, carottes et oignons, la quiche lorraine, les paninis faits maison farcis de poulet, d’emmenthal et d’épinards ou la pizza garnie de sauce béchamel, de tomates et d’artichauts. S’il n’y a pas de tables libres, pas de soucis, c’est tout aussi bon pour emporter.
Sachez qu’ici la qualité prime sur la quantité. Comme les produits sont confectionnés toute la journée, la fraîcheur est garantie.
Merci à Émeline!
BOULANGERIE-PÂTISSERIE KOUIGN AMANN
322, Avenue Mont-Royal Est
Montréal, Québec, Canada
514-845-8813
Heures d’ouverture
Lun-Mer 7h – 19h
Jeu-Ven 7h – 20h
Sam 7h – 18h
Dim 8h – 18h
Bon dimanche !
Bon matin !
Nouveau Palais, nouvel horaire
Pour l’amour des dumplings
Voici quelques bonnes adresses montréalaises où déguster de bons dumplings:
La Maison Kam Fung (Le classique)
1111 Rue Saint-Urbain
Montréal, QC H2Z 1Y2
(514) 878-2888
*Pour une expérience optimale, je vous suggère le brunch du dimanche. Des tables qu’on assigne par numéro, des chariots couverts de victuailles, déambulant entre les tables. Vous choisissez des yeux. Vous payez après. J’espère que vous aimez les crevettes. Préparez-vous à un festin royal.
Quing Hua (L’obscur)
1676, avenue Lincoln
(Métro Guy-Concordia)
Montréal
(438) 288-5366
*Un bloc au nord de la rue Maisonneuve, entre la rue Saint-Mathieu et la rue Guy, se trouve un petit boui-boui qui concocte de délicieux raviolis chinois bien juteux au sous-sol. Vous aurez l’embarras du choix, la carte est longue comme deux baguettes juxtaposées et à interligne simple. Je les aime frits, mais vous pouvez les demander bouillis. Franchement pas mal !
Lisez l’article de Marie-Claude Lortie à ce sujet.
Restaurant Noodle Factory
1018, rue St-Urbain
Montréal (Québec) H2Z 1A1
Tel: 514-868-9738
*En plein coeur du quartier chinois, cet autre restaurant de cuisine familiale fait bien les choses. Ce serait fâcheux s’ils ne s’appliquaient pas, puisqu’on les voit étirer, couper, rouler et farcir la pâte derrière la vitre. Les nouilles et les dumplings, en plus d’être faits à la main, sont toujours frais. Je vous conseille le no 28.
Recette | Le secret des savoureux haricots verts épicés à la szechuannaise
Le 19 janvier 2011 restera à jamais une date importante pour la cuisinière en moi. J’ai enfin réussi à maîtriser l’art de cuisiner les haricots verts épicés à la szechuannaise, après maints essais-erreurs. Un plat si formidablement bon que j’en deviens zinzin.
D’ordinaire, c’est un légume d’accompagnement traditionnel de l’ouest de la chine qui se déguste avec un plat de viande ou un peu de riz. J’en fais mon plat principal sur une base hebdomadaire. J’en raffole, comme une envie subite de chocolat noir. Lorsque les haricots sont bien apprêtés, l’extérieur salé et épicé croque sous la dent pour ensuite se marier merveilleusement à la chair douce et sucrée du haricot… Sublime… Vous serez conquis. En plus, la recette est facile.
INGRÉDIENTS
• 4 cuillères à soupe d’huile d’arachide ou végétale
• 1 lb de haricots verts
• 1 cuillère à soupe généreuse d’ail haché
• 1 cuillère à soupe généreuse de gingembre haché
• 3 échalotes, partie blanche seulement, hachées finement (je vous recommande les ciseaux)
• 1/2 cuillère à café de Sauce au piment et aux haricots noirs de marque Lee Kum Kee disponible dans la plupart des épiceries asiatiques (Marché Orientale,Quartier chinois)
• 1 cuillère et demie à soupe de sauce soya
• 1/2 cuillère à café de cassonade ou de sucre
• 1/4 cuillère à café de sel, ou au goût
• Poivre au goût
PRÉPARATION
1. Lavez les haricots verts, les égoutter soigneusement, et couper les deux extrémités. Coupez les ensuite en morceaux d’environ 2 pouces de long.
2. Hacher l’ail, le gingembre et les échalotes.
3. Le secret pour réussir ce plat réside dans la technique de cuisson des haricots. Dans un wok, à feu moyen-vif, faire frire les haricots dans 3 cuillères à soupe d’huile, en remuant constamment, jusqu’à ce que la peau commence à « froncer » et à brunir (5 à 6 minutes).
4. Retirez les haricots verts et égoutter dans une passoire ou sur du papier absorbant.
5. Faire chauffer 1 cuillerée d’huile dans le wok à feu moyen-vif. Ajouter l’ail, le gingembre et les échalotes. Faire revenir pendant quelques secondes, remuez, puis ajoutez la sauce au piment et aux haricots noirs AVEC MODÉRATION, car elle est extrêmement épicée. Je vous conseille d’y aller au goût. Faire revenir encore pendant quelques secondes jusqu’à ce que le mélange devienne odorant.
6. Ajouter les haricots verts, la sauce de soya, le sucre, le sel et poivre si désiré. Bien remuer, goûtez et rectifiez l’assaisonnement si nécessaire. Faire cuire durant environ 10 minutes, jusqu’à la consistance désirée. Servir bien chaud.
*Note: D’autres versions de cette recette ajoute du porc haché aux haricots verts.
Présente !
Recette via The Dog’s Breakfast
Le Sain Bol | Coup de foudre sur la rue Fabre
Niché au coin des rues Laurier et Fabre, se cache un petit trésor, mon chouchou, mon dada, mon coup de coeur du coin. J’ai nommé, affectueusement, Le Sain Bol.
Détrompez-vous. Au Sain Bol, il n’y a pas de sandwich à la luzerne, de jus vert, ni de barres aux noix et fruits secs où on y laisse ses dents. Renouvelé chaque jour, le menu est écrit à la craie sur une ardoise à l’entrée. Derrière le comptoir, Frédéric Houtin concocte ses petits plats à partir d’ingrédients bios qu’il trouve au marché Jean-Talon – comme cet alléchant tartare de crevettes aux pignons rôtis et pain au fenouil, cette poire caramélisée et bleu l’Ermite sur pain aux noix, ou cette salade sublime aux champignons homards, roquettes, chanterelles, amandes au tamarin, couronnée par une tranche de saumon frais du jour. Si vous avez des allergies ou quelque préférence que ce soit, Frédéric se fera un plaisir d’adapter votre assiette selon vos goûts en vous suggérant plusieurs alternatives.

Saumon frais sur un lit de roquettes, champignons homards, chanterelles, amandes grillées, chanvre écaillé
Chaque plat est un ravissement gustatif et visuel, toujours présenté avec beaucoup de soin sur un plateau de bois, dans des petits pots Masson, des paniers en osier ou de jolies assiettes.
Trois ou quatre tables permettent de manger sur place. Le désir de Frédéric était de créer une atmosphère conviviale en abolissant la barrière entre cuisine et salle à manger. C’est réussi, on s’y sent comme dans la cuisine d’un ami. Il n’est pas rare de voir le Chef bavarder avec ses clients, expliquer la provenance de ses aliments tout en cuisinant.
Les vendredis soirs, pour environ 20$, découvrez le menu dégustation cinq services préparé selon l’inspiration du jour. Je me suis régalée d’un délicieux potage aux carottes et à l’orange, suivi d’une salade de roquettes avec champignons sauvages, d’un saumon mi-cuit, nappé d’une sauce aux betteraves, de petites bouchées au fromage, pour conclure avec un clafoutis maison aux bleuets. Sinon, les weekends, de délicieux petits brunchs santé sont offerts, accompagné d’un chaï latté.
La cuisine du Sain Bol est aussi raffinée que son Chef. Elle est composée de produits saisonniers, sélectionnés avec grand soin. Mue par le désir de créer des plats santé, savoureux et abordables, sans prétention. Comptez de 10 à 15$ par personne. Options pour commander au comptoir et emporter également. Pour le menu dégustation, il est préférable de réserver à l’avance.
Frédéric Houtin a été Chef au restaurant Le Valois (2008-2010), au restaurant XO de l’Hôtel Saint-James (2005- 2007) et au restaurant Le Gutenberg (2002).
LE SAIN BOL
5095, rue Fabre
Plateau, Montréal
514 524-2292




















